Tog Chöd

L’épée de sagesse – Sword of wisdom

« Couper les pensées »
C’est ainsi que l’on traduit Tog Chöd, du tibétain. Cette pratique transmise par le Lama Tulku Lobsang Rinpoché est une pratique corporelle et spirituelle s’inspirant des danses sacrées des moines tibétains et des enseignements yogiques du Kalachakra. Elle se pratique avec une épée en bois, en un enchaînement de formes qui allie postures, mouvements, respirations et mantras. C’est une pratique profondément transformatrice, qui permet en particulier de se libérer de la colère.   

Les bienfaits reconnus du Tog Chöd sont:

  • l’entrainement cardio-vasculaire et musculaire du corps
  • la diminution des peurs et des attentes
  • la transformation de la colère et des énergies négatives
  • la clarification et l’apaisement de l’esprit
Manjushri, déité tibétaine de la Sagesse
Son épée enflammée coupe les ténèbres de l’ignorance et symbolise la Méthode; quant au livre posé sur un lotus purificateur sur sa gauche contient les enseignements et symbolise la Sagesse.
(Crédit photo: Lubang, 2019)

« Changer un, changer tout »
Par la transformation de la colère, on clarifie l’esprit. C’est un esprit clair qui permet de prendre les bonnes décisions, en conscience; et c’est un corps et un esprit entrainés qui permettent de décider, et donc d’agir. En agissant avec conscience, on prend en main sa vie et on en devient son créateur. Ainsi, on peut changer sa vie: en changeant sa vie, on change le monde.

Suis-je vraiment en colère?
C’est la question qui se pose souvent; certain.e.s assurent qu’ils ne sont pas en colère, car ils n’hurlent pas, ni ne deviennent tout rouges, jurent ou frappent… Ici, nous considérons la colère sous toutes ses formes: il ne s’agit pas seulement de son expression en cris, jurons et violence. La colère se manifeste aussi comme frustration, quand nous sommes déçu.e.s par des attentes ou des espoirs; mais aussi comme ressentiment, quand nous « avalons une couleuvre » au travail, face à une hiérarchie, ou en famille, par convenance ou éducation. La colère émane aussi de tous ces moments dans lesquels nous ne nous respectons pas nous-mêmes, quand nous nous faisons violence, par le manque de bonté, de compassion ou d’amour envers nous-mêmes.

« Il n’y a pas d’ennemi en dehors de toi-même » – Tulku Lobsang

Tout cela engendre beaucoup de colère en nous. Cette colère est un poison; la pratique du Tog Chöd en est un antidote.

Les stages sont annoncés sur la page Agenda ; vous trouverez ici une petite immersion dans le déroulement d’un stage,